PhD Students
Gethro Borgelyn
En tant que médecin, mon projet de recherche doctorale vise à analyser, selon une approche interdisciplinaire, la manière dont les organisations et structures religieuses, les centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, ainsi que les Résidences Intermédiaires et de Type Familial (RI-RTF) appréhendent et intègrent la notion de croissance post-traumatique (CPT) dans leurs protocoles de soins et d’accompagnement. Cette étude cherche à identifier les définitions de la guérison adoptées, les méthodes privilégiées d’accompagnement et les obstacles rencontrés lors de l’intégration de la croissance post-traumatique comme objectif thérapeutique.
Ce modèle novateur reconnaît qu’au-delà de la réduction des symptômes, les personnes survivantes peuvent développer de nouvelles ressources psychologiques et un sens renouvelé de soi à la suite de traumatismes (West et al., 2016). Il postule qu’un événement négatif peut conduire à une évolution personnelle marquée par des changements psychologiques positifs touchant la perception de soi, la philosophie de vie, la spiritualité et les relations interpersonnelles. Bien que le concept de croissance post-traumatique soit de plus en plus admis en psychologie, il demeure peu exploré dans le contexte spécifique des interventions auprès des victimes de violences sexuelles (Clark, 2024)
La croissance post-traumatique représente une progression au-delà des niveaux d’adaptation antérieurs, caractérisée par des changements durables et une compréhension approfondie de la vie après le traumatisme, différenciant ce concept de la résilience ou d’autres qualités psychologiques positives (Anderson et al., 2019). Ce processus comprend une lutte cognitive et affective significative, aboutissant à des transformations positives dans cinq domaines majeurs : appréciation de la vie, relations avec autrui, développement de forces personnelles, ouverture à de nouvelles opportunités et approfondissement du sens existentiel ou spirituel (Chim & Lai, 2024 ; Gendre et al., 2024).