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Repenser le citoyen

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Jeudi 24 janvier 2019, de 12 h 15 à 13 h 30
 
Repenser le citoyen : remettre en question la perpétuité de l’âge adulte
dans de nombreuses théories de la citoyenneté
par la professeure Monique Lanoix
 
Dans son livre transformateur, Love’s Labor, Eva Kittay a attiré l’attention sur l’injustice consistant à exclure les personnes souffrant de troubles cognitifs graves. Son livre a été suivi d’intenses débats et discussions autour des défis que les déficiences cognitives posent aux théories de la justice. Plus récemment, à Zoopolis, Sue Donaldson et Will Kymlicka s’appuient sur les travaux de théoriciens du handicap, tels que Leslie Pickering Francis et Anita Silver, pour proposer d’inclure les animaux domestiques dans une théorie de la citoyenneté. Les propositions visant à élargir les sphères publique et politique de manière à inclure des individus qui semblent ne pas coopérer et sont considérées comme marginales par rapport à la justice ne relèvent pas uniquement du domaine des philosophes et des théoriciens politiques. Dans leurs discussions sur la démence, certains sociologues et gérontologues proposent de mettre en avant différents concepts de citoyenneté, de citoyenneté sociale ou de citoyenneté relationnelle. Ma discussion va dans le sens de la suggestion selon laquelle la citoyenneté doit être reconceptualisée. Cependant, je souhaite commencer un peu plus tôt et examiner le concept de citoyen. Bien que je trouve que la proposition de Donaldson et Kymlicka d’inclure les animaux non humains dans une théorie de la citoyenneté mérite réflexion, je vais placer les animaux non humains entre parenthèses dans mon article. Je le fais pour me concentrer sur mon objectif immédiat, qui est de remettre en question l’idée implicite selon laquelle le citoyen est un adulte perpétuel dans les théories de la citoyenneté.
 
Monique Lanoix est professeure agrégée de philosophie au Centre de recherche en éthique publique et en gouvernance de l’Université Saint-Paul, où elle donne des cours sur l’éthique féministe et les droits de la personne. Elle a obtenu son doctorat de l’Université de Montréal et a été boursière postdoctorale à l’Université Dalhousie. Ses recherches portent sur les soins auxiliaires en tant que droit de citoyenneté sociale. Elle a publié des articles dans Hypatie, Brian Injury, IJFAB, Chronic Disness et dans le Journal of Medical Ethics.
 


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