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La résistance par la joie collective : importance d’une approche collective du bien-être dans le domaine de l’activisme contre la violence basée sur le genre

OTTAWA, le mercredi 6 décembre 2023 – La lutte pour mettre fin à la violence basée sur le genre (VBG) a lieu sur plusieurs fronts et est menée par des activistes et des travailleurs de première ligne. Toutefois, cette année, la lutte se poursuit sur la piste de danse.

Dans le cadre des 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre, qui se déroulent du 25 novembre au 10 décembre, Krys Maki, professeur adjoint à l’École d’innovation sociale Élisabeth-Bruyère organise une soirée de danse à l’intention des activistes, les travailleurs de première ligne et les alliés qui luttent contre la violence basée sur le genre.

« Les personnes qui luttent la lutte contre la violence sont profondément déterminées à soutenir les survivantes et à mettre fin à la VBG. Mais ce travail est difficile, peu reconnu et souvent sous-payé en raison d’un financement insuffisant. Compte tenu de l’intensification des VBG au cours de la pandémie et des lacunes chroniques du financement qui permettrait de répondre aux demandes, certains travailleurs ont quitté le secteur », explique Krys Maki. « Cet événement vise à reconnaître et célébrer le travail important que ces personnes accomplissent dans nos communautés. Je voulais créer un espace de pure joie féministe! »

L’idée de ce bel événement découle des études et des travaux de Krys Maki, qui mettent l’accent sur l’épuisement professionnel parmi les activistes et les travailleurs qui luttent contre la VFG ainsi que sur la nécessité de soutenir les efforts collectifs en faveur de la promotion continue de changements sociaux transformateurs à tous les échelons.

« L’autogestion du bien-être place les facteurs systémiques auxquels fait face le secteur de la lutte contre la violence basée sur le genre à une échelle individuelle. Pour accomplir le travail du mouvement à long terme, nous devons cultiver des relations solides et profondes entre nous. La gestion collective du bien-être nous rend plus forts et plus résilients », ajoute-t-iel.

Les activistes et les travailleurs qui luttent contre la violence (et sont souvent eux-mêmes des survivants) jouent un rôle crucial dans les efforts de sensibilisation, la promotion de changements politiques et le soutien apporté aux survivants. En relevant les défis auxquels ces personnes sont confrontées et en faisant la promotion de leur bien-être, on favorise la pérennité et l’efficacité du mouvement qui vise à soutenir les survivants et à éradiquer la violence basée sur le genre dans nos communautés.

« Les 16 jours d’activisme sont une période de l’année chargée pour les personnes et les organisations féministes. Bien qu’il s’agisse d’un moment pour se mobiliser et agir, c’est aussi le moment de tisser des liens avec nos camarades féministes et de célébrer nos efforts collectifs », affirme Krys Maki. « Nous ne pouvons pas accomplir ce travail seuls : nous avons besoin les uns des autres. »

À propos de la soirée de danse solidaire
La soirée de danse solidaire aura lieu vendredi 8 décembre à l’Atelier (95, rue Clegg). L’ouverture des portes est prévue pour 19 h et sera suivie d’un événement de réseautage féministe d’une heure. La fête commencera à 20 h. Le prix des billets est fixé à 12 $ et tous les profits seront remis à la Coalition d’Ottawa pour mettre fin à la violence faite aux femmes. Pour acheter des billets, cliquez ici. Il s’agit d’un espace inclusif et sécuritaire, qui accueille les personnes de toutes les identités et expressions de genre et sexuelles. Tout le monde est le bienvenu!

Pour de plus amples renseignements :
Julie Bourassa
Agente de communication, Université Saint-Paul
613 236-1393, poste 2310
jbourassa@ustpaul.ca



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