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Séminaire du midi

La compassion dans le système de justice canadien

Date : 19 novembre 2015

Heure : de midi à 13 h 15

Conférencière : Kathryn Bliss, gestionnaire de l’éducation et de l’engagement communautaire au Conseil des Églises pour la justice et la criminologie (CÉJC)

Points discutés

Kathryn Bliss nous a parlé de la justice réparatrice et de la façon dont le CÉJC traite la criminalité au moyen de la réhabilitation. Le CÉJC est une coalition d’Églises qui cherche à établir un système judiciaire dont la priorité est la compassion. Bliss a présenté la justice réparatrice comme une approche mettant l’accent sur le drame qui s’est produit, sur les personnes qui ont été affectées ou blessées, et sur les façons de réparer les torts en mettant en œuvre la solution la plus appropriée.

Le CÉJC a réalisé de nombreux projets, dont le programme de l’empathie envers la victime. Ce programme offre aux personnes détenues dans des établissements correctionnels la possibilité de développer une sensibilité à l’impact de leurs crimes, ainsi que l’occasion de développer de l’empathie pour leurs victimes. Le programme est constitué d’un cours comprenant 12 modules interactifs, semblables à un cadre de travail de classe. Chaque chapitre aide les prisonniers à traiter de l’impact physique, spirituel et émotionnel de leurs actions. Cela leur permet de découvrir que, même si certains crimes peuvent varier en degrés de violence, ils peuvent avoir des effets similaires sur les victimes.

L’aspect unique de ce programme est qu’il reconnaît que les gens doivent être prêts à parler et à explorer l’impact de leurs crimes; c’est un programme volontaire. Un autre point fort de ce programme est de tenir compte de l’ambiguïté de victimisation entre la victime et le prisonnier. Le programme accepte le fait que la majorité des personnes incarcérées peuvent être elles-mêmes des victimes. Enfin, ce programme donne aux prisonniers le temps et l’espace pour réfléchir à l’impact de leurs crimes. Comme l’a signalé Kathrynn Bliss, les prisonniers, souvent, ne trouvent pas le temps de penser à leurs crimes. Ils se concentrent plutôt sur eux-mêmes et sur leur survie en prison.

Grâce à ce programme, le CÉJC espère aider ces détenus à mieux s’intégrer dans la société et leurs communautés, tout en prenant l’initiative de réparer leurs relations avec leurs familles.