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Le Centre de recherche en éthique publique et gouvernance vous invite à la conférence de André Duhamel

Normativité, réflexivité et gouvernance: une approche pragmatiste

Professeur André Duhamel

Mercredi 10 avril 2013
Guigues Salle 102
14h


André Duhamel est docteur en philosophie. Il est professeur agrégé au Département de philosophie et d’éthique appliquée de l’Université de Sherbrooke. Il est membre de la Chaire d’éthique appliquée de l’Université de Sherbrooke et du Centre de recherche en éthique publique et gouvernance de l’Université Saint-Paul.

La question de la normativité est un des enjeux importants en éthique. Traditionnellement, la philosophie morale fait de la normativité une question de justification : cette dernière devient la garante d’un agir moral et rationnel (Kant, Korsgaard). L’éthique est alors dépendante d’une approche théorique. Récemment, en sociologie, est apparue l’idée de réflexivité, qui inscrit davantage l’agir dans les pratiques selon la perspective des acteurs (Giddens, Hamel). Mais cette approche demeure souvent descriptive et explicative. La normativité peut-elle être repensée selon cette idée de réflexivité au bénéfice de l’éthique ? Nous voudrions montrer, d’une part, qu’une approche pragmatiste (Dewey, Maesschalck, Visnovsky) peut articuler l’une et l’autre au profit de l’éthique, en particulier si on comprend celle-ci comme « éthique appliquée », et d’autre part, que cela serait susceptible de retombées pertinentes dans le milieu du travail et des organisations. Dans ces milieux en effet, la division du travail et les hiérarchies décisionnelles séparent souvent l’auteur ou l’énonciateur de la norme de son acteur ou destinataire, si bien que le rapport de ce dernier à celle-ci apparaît souvent comme une question de loyauté et de conformité. En introduisant la réflexivité, le rapport à la norme apparaît davantage une question d’appropriation par les acteurs, si bien que la normativité devient affaire de réflexivité dans les pratiques. Si cette approche pragmatiste tient la route, l’agir moral deviendrait une question de coopération sociale, voire de créativité, ce qui aurait des impacts importants en ce qui concerne la formation à l’éthique, la culture des organisations et la gouvernance.

La conférence sera en français et sera suivie d’une discussion.



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