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Diplôme d’études supérieures (DÉS) en
Théologie contemplative et mentorat spirituel

 

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Théologie contemplative et mentorat spirituel

 

 

À qui s’adresse le diplôme?

Aux étudiants en théologie qui, après avoir suivi les cours de base en spiritualité, veulent approfondir le domaine dans sa dimension contemplative.

Aux étudiants de counselling et spiritualité ou aux professionnels en psychologie qui veulent approfondir la dimension spirituelle.

À toute personne intéressée qui répond aux critères d’admission.

Notons que ce programme est ouvert aux croyants et aux non-croyants.

 

Structure du programme

Ce programme se déroule sur une année (du mois d’août au mois de mai). Il comprend cinq (5) cours offerts sur le campus (deux cours à lautomne, deux en hiver et un cours au printemps), sous forme de séminaires, pour une interaction optimale entre les étudiants et le professeur. Les cohortes sont limitées à 15 personnes, de façon à favoriser les échanges et l’apprentissage en groupe.

Afin de permettre une assistance optimale parmi les professionnels et les personnes résidant loin d’Ottawa, quatre (4) cours (deux à lautomne et deux en hiver) seront donnés durant trois (3) fins de semaine (samedi de 9 h à 17 h et dimanche de 9 h à 16 h), soit une fin de semaine toutes les deux ou trois semaines. Le cinquième cours sera intensif et aura lieu en mai, réparti sur deux semaines, du lundi au vendredi.


Description des cours

Le premier cours, COMPRÉHENSION DE SOI : THÉORIES HERMÉNEUTIQUES ET INTÉGRATION MÉTHODOLOGIQUE (THO 5512), offre les cadres conceptuels nécessaires à la prise de conscience, à l’articulation et à l’appropriation de sa propre expérience religieuse et spirituelle, condition pour approfondir cette même expérience et être réceptif à celle d’autrui.

Pour ce faire, ce cours analyse plusieurs méthodologies pour une compréhension de soi et questionne leurs limites et leurs forces. L’expérience religieuse porte en elle une certaine conscience de soi. Quels liens y a-t-il entre les divers types de conscience identifiés en philosophie ou en psychologie et la notion de conscience propre à la théologie contemplative? Peut-on et doit-on distinguer l’expérience religieuse de son interprétation qui lui est inhérente et qui dépend d’un contexte psychologique, culturel et théologique particulier? Quels sont les enjeux de cette distinction méthodologique dans le processus de connaissance de soi?

Le deuxième cours, ENJEUX ET CONDITIONS D’UN RENOUVEAU CONTEMPLATIF (THO 5513), a pour objectif de comprendre la place et le rôle de la dimension contemplative et mystique dans la spiritualité chrétienne, des origines à aujourd’hui. Il s’agit de mettre en évidence ses caractéristiques et sa pertinence dans un monde en recherche de nouveaux repères.

Pour ce faire, ce cours examine plusieurs points de controverse et les défis entourant actuellement la spiritualité contemplative, ainsi que les enjeux anthropologiques, théologiques et pastoraux qui s’y rattachent (p. ex. la dérive panthéiste, le rapport négatif au corps, les dangers de l’autoabsorption et d’un esprit vidé de ses pensées, le rapport subversif à l’institution). Approfondir ces éléments permet de faire le lien avec les controverses du passé et de réfléchir aux conditions d’un renouveau contemplatif pour aujourd’hui. 

Le troisième cours, ÉTAPES SUR LA VOIE DE LA PLÉNITUDE : MÉTHODES ET ENJEUX (THO 5514), explore l’itinéraire du contemplatif et de l’exigence d’un discernement pour éviter les embûches. Si, en effet, la voie du silence permet d’accéder au bonheur et à la plénitude dans une union avec le Transcendant (unio mystica), elle n’est pas sans risques.

Pour ce faire, ce cours approfondit les « cartographies » (p. ex. Origène, M. Eckhart, Thérèse d’Avila, Jean de la Croix, Y. Raguin) pour accéder au sommet de la vie spirituelle. Il s’agit d’établir les forces et les limites de ces itinéraires, leurs points communs et leurs divergences, ainsi que leur apport à la connaissance de l’humain. Parmi les questions qui seront examinées : quelles sont les principales étapes sur la voie? Quel type de guérison et quel rapport à la souffrance impliquent-elles? Quel est le rôle de la « grâce » et des efforts personnels, notamment dans la pratique de la méditation? Y a-t-il des maladies foncièrement spirituelles?

Le quatrième cours, RELATION MAÎTRE-DISCIPLE ET MENTORAT SPIRITUEL (THO 5515), repose sur l’idée que la théologie contemplative a toujours reconnu la nécessité d’un guide dès lors qu’on s’engage sur la voie du silence. Aussi a-t-il pour objectif de montrer l’importance d’être accompagné pour accompagner à son tour.

Pour ce faire, ce cours examine les enjeux, les défis et les modalités de cette relation d’aide. La relation maître-disciple peut être suspecte dans une société qui remet en question l’autorité et les traditions établies. Par ailleurs, beaucoup donnent leur confiance à n’importe quel guide autoproclamé. Comment prévenir tout dérapage sectaire et de dépendance? Différents modèles de guide – maître, directeur, accompagnateur, ami spirituel, mentor, conseiller – seront approfondis. Quels rapports y a-t-il entre cette relation au guide et d’autres formes d’autorité spirituelle – pasteur, prêtre, gourou, etc.?

Le cinquième et dernier cours, THÉOLOGIE CONTEMPLATIVE, PSYCHOTHÉRAPIES ET TRADITIONS SPIRITUELLES : UNE APPROCHE DIALOGIQUE (THO 5516), approfondit l’exigence de se réapproprier l’expérience contemplative dans un dialogue avec les sciences, les religions et le monde séculier. Cette expérience n’est pas le monopole du christianisme. Elle intéresse aujourd’hui les milieux de la santé, la psychologie, les neurosciences, et se retrouve dans bien de ses aspects dans les autres courants spirituels.

Pour ce faire, plusieurs questions seront examinées : quelles sont les promesses et les implications d’une approche dialogique (p. ex. Buber, Panikkar) dans le cadre d’un accompagnement spirituel de type contemplatif? Quels sont les enjeux d’un contexte social où l’intérêt pour la spiritualité côtoie celui pour les psychothérapies et les méditations orientales? Quelles sont les similarités et les différences entre les principales méthodes de méditation, chrétiennes et autres? Conduisent-elles à une seule et même expérience? Si oui, quelle est la valeur du contenu théologique? En quoi les courants hindous, bouddhiques ou soufis interpellent-ils l’expérience chrétienne de Dieu?

 

Objectifs

Délaissée dans les facultés de théologie depuis plus de cinquante ans, la théologie contemplative montre à nouveau sa pertinence dans une société marquée par une recherche d’intériorité et le besoin d’un accompagnement spirituel qui y soit adapté. Le DÉS approfondit la nature et le dynamisme de la voie spirituelle par l’examen de questions contemporaines sur le phénomène religieux et de grands auteurs et textes mystiques du christianisme.

De nos jours, beaucoup retrouvent le goût du silence (retour à la nature et au désert, retraites de méditation chrétienne ou bouddhique, séjours en hôtellerie monastique, thérapies et psychanalyse, etc.). Le silence est le lieu par excellence du bonheur et de la simplicité, de l’introspection et de la rencontre avec le transcendant, mais aussi de la créativité et du service à autrui. Accompagner son prochain dans la voie du silence exige non seulement d’en avoir fait soi-même l’expérience, mais plus encore de donner un sens à cette expérience à partir de repères éprouvés et validés.

Dans la psychanalyse, l’espace de formation est la relation entre l’analysant et l’analysé; il faut faire l’expérience de cet espace de silence pour intégrer l’esprit de la psychanalyse. De la même façon, l’étudiant doit faire l’expérience du silence, où il se met en relation avec la présence divine, s’il veut s’approprier les subtilités d’un accompagnement spirituel. C’est pourquoi la participation à une retraite silencieuse intensive fait partie des prérequis.

Ce programme offre ainsi un cadre de compréhension et d’études avancées qui garantit le discernement, le respect de la dignité de la personne et la protection du public dans un environnement spirituel où le manque de rigueur et les abus sont fréquents. 

Ce diplôme n’est pas un programme professionnel; il n’a pas pour but de former à une pratique d’accompagnement à partir de stages. Ce qu’il offre, en revanche, c’est une connaissance approfondie et rigoureuse de la voie spirituelle et de son exigence d’accompagnement. Il vise à préparer les étudiants et étudiantes à s’engager et à se former sur le terrain. Selon une perspective théologique, il les habilite à comprendre la dynamique et la nature de la voie contemplative, à identifier les interfaces reliant cette dernière aux sciences et aux autres traditions spirituelles, ainsi qu’à développer la capacité à articuler son expérience à la lumière du contenu théorique. Par conséquent, le DÉS donne à la théologie l’occasion d’entrer plus avant dans le débat très actuel et interdisciplinaire sur l’expérience spirituelle et son impact sur le développement humain.

 

Esprit du programme

La psychologie, devenue la référence en matière de relation d’aide, s’est substituée à la confession (catholicisme) et à la cure d’âme (protestantisme) dans une société de plus en plus sécularisée. Or, aujourd’hui, les références à la spiritualité se multiplient. Beaucoup sont en quête d’une vie plus authentique, ouverte à l’expérience, à l’intériorité, au silence. Dans le domaine de la santé, par exemple, on assiste à l’introduction de la prière, du yoga et de la méditation comme compléments aux pratiques conventionnelles. Les neurosciences s’intéressent également à l’impact de ces pratiques spirituelles sur le cerveau et le métabolisme. Dans ce contexte particulier, l’accompagnement spirituel est appelé à prendre sa place dans le domaine de la relation d’aide. 

Or, si le coaching spirituel connaît un succès croissant, si beaucoup s’ouvrent aux pratiques méditatives, peu en réalité sont conscients de la riche tradition contemplative du christianisme. Ce programme entend ainsi répondre à un besoin réel, celui de donner accès aux grands auteurs et textes mystiques chrétiens, de façon à y puiser les éléments pour un discernement spirituel pour aujourd’hui. Il met l’accent sur la spiritualité contemplative, qui repose essentiellement sur le principe voulant que le divin est à chercher avant tout en soi et qu’il accorde sa grâce d’une façon toute particulière dans le silence intérieur.

Ce programme sera offert parallèlement en français et en anglais en 2017-2018. 


Pour de plus amples informations sur l’aide financière, veuillez consulter le lien


Directeur du programme

  • Dr Fabrice BLÉE

Directeur adjoint

  • Rev. Kevin FLYNN

 Assistante à la logistique

  • Édith BÉLANGER

 Comité scientifique et partenariat

  • Pierre de BÉTHUNE, OSB, Monastère bénédictin de Clerlande (Belgique)
  • Benoît BILLOT, OSB, Monastère bénédictin du prieuré Saint Grégoire à Etiolles (France)
  • Yvan CLOUTIER, Ph.D., Philosophe et coordonnateur de la prière de consentement, section Québec, Sherbrooke (Canada)
  • Yves GIRARD, OSCO, Abbaye Trappiste Val Notre-Dame, St-Jean-de-Matha (Canada)
  • Jack Burnett MURTA, ex-député fédéral et ex-ministre du Gouvernement du Canada (Canada)
  • Dre Colette POGGI, Indianiste, Université de Marseille (France)
  • Dre Susan ROLL, Théologienne, Université Saint-Paul (Canada)
  • Dr Gérard SIEGWALT, Théologien, Université de Strasbourg (France)
  • Mark SLATTER, Ph.D., Théologien, Université Saint-Paul (Canada)
  • Rev. Gregor SNEDDON, MA, Coordonnateur de la prière de consentement, Est Ontario (Canada)

 

 

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