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La communauté des Sœurs-de-Notre-Dame-de-la-Croix

La communauté des Sœurs-de-Notre-Dame-de-la-Croix connut ses débuts à Murinais, un petit village au sud-est de Grenoble (France) en 1832, par le biais d’Adèle de Murinais, la fille aînée du Marquis et de la Marquise d’Auberjon de Murinais, en l’honneur de qui le village avait été nommé. Les membres de la famille de Murinais étaient des paroissiens actifs et des chrétiens exemplaires. Dès son jeune âge, la petite Adèle, pieuse et pleine de zèle, organisait des moments de prière avec ses amies, elle enseignait aux enfants, elle rendait fidèlement visite aux malades et elle s’occupait des pauvres de la paroisse.

Le curé de la paroisse, le Père Buisson, a tôt fait de remarquer le dévouement et les talents d’Adèle (qui alla jusqu’à mettre sur pied une pharmacie). Il l’encouragea donc à créer une association de ses œuvres caritatives avec ses amies. Dès lors, elle en détermina l’objectif et le nom, soit celui des Filles de St-Vincent-de-Paul, qui deviendrait plus tard les Sœurs-de-Notre-Dame-de-la-Croix.

L’œuvre des «sœurs» s’étendit rapidement bien au-delà des limites de la paroisse pour être au service des pauvres et des malades. En l’espace de deux ans, trois jeunes filles exprimèrent leur désir de se faire religieuses et de devenir enseignantes. Ceci réjouit autant le Père Buisson qu’Adèle qui désiraient depuis longtemps mettre sur pied une école pour jeunes filles. Les trois candidates se rendirent chez les Sœurs-de-St-Joseph de Chambery pour recevoir leur formation initiale. De retour à Murinais, les trois Maries, comme on les appelait, formèrent une nouvelle communauté inspirée des constitutions des Sœurs-de-St-Joseph, elles prirent l’habit et adoptèrent de nouveaux noms. Adèle voyait à leurs besoins quotidiens et les aidait à s’ajuster à leur nouvelle vie et à leur mission. C’est en novembre 1832 que la première école pour filles des Sœurs-de-la-Croix vit le jour.

Avec l’accord de Msg Bruillard, évêque du temps, les trois jeunes filles prononcèrent leurs premiers vœux le 2 juillet 1834. La communauté accueillit par la suite de nouveaux membres. Toute la paroisse s’en réjouissait. Bien qu’elle ne fût pas membre de la communauté, Adèle continuait de contribuer à l’éducation des religieuses tandis que le Père Buisson agissait à titre de guide spirituel. Le groupe grandissait rapidement. L’évêque continuait de s’y intéresser en raison de leur double mission : l’éducation et le soin des malades.

Adèle portait une grande dévotion au Mystère de la Croix. Ainsi, la communauté choisit de prendre le nom de Sœurs-de-Notre-Dame-de-la-Croix, inspirée particulièrement par la Vierge Marie au pied de la Croix. Animées par un esprit de simplicité, de pauvreté et de charité, de même que d’un amour sans borne pour le pauvre, le malade et pour l’éducation, les sœurs poursuivaient leur mission principale qui était l’avènement du règne et de la gloire de Dieu, de ramener les âmes vers le Christ et de travailler à leur sanctification personnelle.

Au fur et à mesure que le groupe grandissait, la communauté avait besoin de nouvelles installations. Grâce à l’aide financière de Mme la Marquise, la mère d’Adèle, un nouvel édifice fut érigé en octobre 1840 pour servir de maison-mère, de noviciat et de pensionnat. En 1857, année de la mort d’Adèle à l’âge de 54 ans, la communauté comptait quinze établissements. Ce chiffre grimpa au-delà de soixante en 1902. Cependant, suite aux persécutions religieuses de l’époque en France, plusieurs écoles furent confisquées puis fermées. La communauté fut très près de disparaître. Seuls les hôpitaux et autres centres de soins furent conservés. Les sœurs furent dispersées. Certaines retournèrent dans leur famille tandis que d’autres choisirent de se rendre en Belgique, aux Etats-Unis ou au Canada (à Forget, au sud-est de la Saskatchewan) où les Pères de La Salette les accueillirent, leur demandant d’ouvrir une école bilingue. Les sœurs reçurent rapidement d’autres demandes d’ouvrir des écoles et des foyers d’accueil pour personnes âgées ailleurs en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie- Britannique.

Bien que toutes ces institutions soient aujourd’hui fermées ou vendues, les sœurs continuent à œuvrer activement avec d’autres dans divers ministères. Leur objectif principal demeure toujours celui de répandre la gloire, la connaissance et l’amour de Dieu en répondant aux besoins de tous les êtres humains qui leur sont confiés.

Siège social

Sisters of Our Lady of the Cross
Soeurs de Notre-Dame-de-la-Croix
21, Huntington Place, Saskatoon  SK   S7H 4L7
Tel: (306) 373-3176
Fax: (306) 374-0183
Courriel: olcreg@sasktel.net