Centre de Recherche sur le Conflit
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Peuvent être membres du Centre de recherche sur le conflit les professeurs de l’Université Saint-Paul qui conduisent des recherches liées aux questions de conflits. Le Centre accueille également des universitaires et des chercheurs invités qui sont impliqués dans les projets du CRC, ainsi que, à titre de membres associés, des intervenants en résolution de conflits.

Megan Bradley
Megan Bradley est professeure adjointe au programme d’études de conflits de l’Université Saint-Paul, à Ottawa. Elle détient un doctorat en relations internationales du St. Antony’s College, de l’université Oxford, ainsi qu’une maîtrise ès sciences en migrations forcées du Centre d’études sur les réfugiés de l’université Oxford et une maîtrise ès arts spécialisée en philosophie et relations internationales de l’université de St. Andrews. Elle se spécialise dans les domaines des migrations forcées, des droits humains, de la justice post-conflit et de la recherche pour le développement. La professeure Bradley a publié des articles sur ces sujets dans diverses publications, dont Development in Practice, Journal of Refugee Studies, Forced Migration Review, Refugee Survey Quarterly, la Revue canadienne d’études du développement et Journal of International Humanitarian Legal Studies. Parmi ses contributions à des ouvrages, mentionnons « Gender and compensation for the Palestinian refugees » (coauteure, avec Roula El-Rifai) et « Redressing internally displaced Palestinians in Israel », dans Rex Brynen et Roula El-Rifai (ed.), Palestinian Refugee Compensation and the Peace Process : Issues and Perspectives (I.B. Tauris, à venir en 2011), et « L’aide canadienne à la recherche pour le développement », dans François Audet, Marie-Ève Desrosiers et Stéphane Roussel (éd.), L’aide canadienne au développement (coauteure, avec Jean-Michel Labatut et Gisèle Morin-Labatut). Parallèlement à sa recherche universitaire, Megan Bradley a collaboré avec diverses organisations œuvrant dans les domaines des questions humanitaires, des droits humains et du développement, telles que le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, le projet sur les déplacements internes du Brookings Institution et le Centre de recherches pour le développement international. De 2007 à 2008, elle a été la récipiendaire de la bourse de recherche Cadieux-Léger au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI).

 

Cheshmak Farhoumand-Sims
Cheshmak Farhoumand-Sims enseigne au programme d’études de conflits de l’Université Saint-Paul, à Ottawa. Ses domaines de spécialisation sont l’étude des impacts liés au sexe des conflits armés sur les femmes et le rôle des femmes dans la consolidation de la paix, avec une attention particulière au contexte de l’Afghanistan. Sa recherche doctorale, menée à l’université York, a exploré la question des droits humains des femmes en Afghanistan, en étudiant les défis et les opportunités liés à la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW). Elle détient une maîtrise ès sciences en analyse et résolution des conflits de l’université George Mason, un baccalauréat ès arts spécialisé en études de la paix et des conflits de l’Université de Toronto, ainsi que des certificats du programme d’études supérieures des Nations Unies à Genève et de l’European Peace University, à Schlaining, en Autriche. La professeure Farhoumand-Sims s’est rendue en Afghanistan en 2003 pour donner une formation sur la défense des droits humains des femmes et la consolidation de la paix à des activistes et fonctionnaires afghanes, ainsi qu’au personnel de l’UNIFEM. Elle y est retournée en 2008 pour réaliser une recherche sur le facteur du genre dans l’accès à la justice au sein de l’Afghanistan post-taliban, dans le cadre d’un projet de deux ans en collaboration avec l’Institut Nord-Sud, sur la relation entre la fragilité de l’État et les inégalités liées au sexe en Palestine, en Haïti et en Afghanistan. Elle était directrice de recherche pour la portion Afghanistan de l’étude. Elle a poursuivi sa réflexion sur ses recherches dans diverses contributions à des journaux et à des livres. En plus de sa tâche d’enseignement et de recherche, la professeure Farhoumand-Sims a également œuvré comme praticienne de la paix, concevant et animant des ateliers de résolution des conflits, et comme médiatrice bénévole. Elle a également donné des formations pour l’ACDI sur les questions liées au sexe en Afghanistan. Elle écrit présentement l’introduction d’un livre sur la loi familiale et le contrat de mariage afghans, publié par Droits et démocratie.

 

Gilles Fortin
Gilles Fortin œuvre au sein du programme de counselling et spiritualité de l’Université Saint-Paul à titre de professeur agrégé. Ses recherches ont porté, entre autres, sur les différences individuelles en apprentissage, plus particulièrement sur les styles d’apprentissage, c’est-à-dire sur les diverses manières d’apprendre. Or, ces différences individuelles ne sont pas toujours reconnues et prises en compte en enseignement. Faute de savoir comment en tenir compte, le rendement scolaire de l’apprenant en souffre. Qui plus est, il arrive même parfois que ces différences soient dénigrées, ce qui cause un préjudice à l’apprenant et risque de compromettre son succès scolaire. Un autre volet de la recherche du professeur porte sur la nécessité de développer une pratique réflexive en counselling, afin de corriger les écarts entre ce que le conseiller pense faire et ce qu’il fait vraiment. Le manque de discernement sur son comportement peut compromettre le succès de la démarche thérapeutique et faire du tort au client qui consulte.

 

Jean-Guy Goulet
Doyen fondateur de la Faculté des sciences humaines de l’Université Saint-Paul (1997-2005), Jean-Guy Goulet est professeur titulaire au programme d’études de conflits à Saint-Paul depuis 2006. Il détient un doctorat en anthropologie socioculturelle de l’université Yale (1978), ainsi qu’une maîtrise ès arts en philosophie de l’Université d’Ottawa (1971). Il a créé le programme d’études autochtones à l’Université Athabasca (1985-1987), avant d’œuvrer à titre de directeur du Centre autochtone de l’Université de Calgary (1988-1991), où il était également professeur agrégé au Département d’anthropologie (1991-1997). Pendant ce temps, il a aussi travaillé avec l’Assemblée des Premières Nations, le Conseil des aînés du Traité 8 et la Northland School Division. Le professeur Goulet a également réalisé des recherches en Amérique latine et en Amérique du Nord sur les identités religieuses, les résistances des peuples aborigènes aux politiques d’assimilation et d’extermination et l’importance du langage de la religion dans la construction des identités au niveau de la vie individuelle et collective. Il a aussi étudié l’anthropologie des rencontres interculturelles et les questions éthiques soulevées par la recherche anthropologique dans des communautés affligées par des conflits. Ces sujets ont fait l’objet de chapitres de livres et de nombreux articles dans des revues savantes. Il a également publié deux ethnographies, El universo social y religioso guajiro (1981) et Ways of Knowing : Experience, Knowledge and Power among the Dene Tha (1998), et édité deux livres traitant des aspects épistémologiques et éthiques de la recherche qualitative et expérientielle, Being Changed by Cross-Cultural Encounters (1994) et Extraordinary Anthropology: Transformations in the Field (2007). Il est membre d’une équipe de recherche qui a reçu du Fonds québécois de recherche sur la société et la culture une subvention de 338 624 $ en 2009 pour un projet de quatre ans intitulé : « Dynamiques religieuses et peuples indigènes des Amériques : vers de nouvelles méthodes ». Les résultats préliminaires de ce projet ont été présentés en 2010 à la conférence annuelle de l’Association américaine d’anthropologie.

 

Wojciech Kowal
Wojciech Kowal est professeur agrégé du programme de droit canonique à l’Université Saint-Paul. Ses recherches abordent des problèmes liés à l’interprétation du Droit canon, les fondements philosophiques des systèmes judiciaires et les procédures administratives spéciales, y compris la résolution des conflits découlant de gestes de l’autorité ecclésiastique. Il détient un doctorat en droit canonique de l’Université d’Ottawa et est membre de la Faculté des études supérieures et postdoctorales de l’Université d’Ottawa.

 

 

Peter Pandimakil
Peter G. Pandimakil est professeur associé à la Faculté de sciences humaines de l’Université Saint-Paul. Il enseigne aux programmes d’Études de conflit et du Ministère pastoral. Il a déjà été professeur en Tanzanie ainsi que pour l’Université de Valladolid, en Espagne, où il enseignait au deuxième cycle dans des cours spécialisés sur l’Inde. Peter Pandimakil est aussi membre de la Faculté Estudio Agustiniano à Valladolid, en Espagne. Ses recherches récentes portent sur la diversité religieuse, le pluralisme et les droits de la personne.

 

 

 

Geneviève Parent
Geneviève Parent s’est jointe à l’Université Saint-Paul en 2010 à titre de professeure adjointe au programme d’études de conflits. Elle a travaillé à l’Université Laurentienne de Sudbury comme professeure adjointe en science politique. Elle détient une maîtrise et un doctorat en criminologie de l’Université de Montréal. Sa recherche se concentre sur les « génocides intimes », tels que les atrocités au Rwanda et en ex-Yougoslavie, sur les traumatismes, la justice transitionnelle, la guérison et la réconciliation. Parmi ses publications, mentionnons « Managing Life in Afghanistan: Canadian Tales of Peace, Security and Development » (coauteure, avec Bruno Charbonneau), dans Charbonneau et W. Cox (éd.), Locating Global Order : American Power and Canadian Security after 9/11 (Vancouver, UBC Press, 2010). Elle travaille présentement à la rédaction d’un livre sur la consolidation de la paix et les psychologies de la paix, fondées sur une analyse comparative de victimes de conflits.

 

Vern Neufeld Redekop
Après avoir travaillé à formuler un cadre herméneutique pour comprendre les conflits enracinés entre des groupes identitaires et les exigences d’une réconciliation, le professeur Redekop continue de raffiner ce cadre et d’en développer les implications pour des types particuliers de conflits, comme les conflits fondés sur la religion, les foules manifestantes et les policiers, ainsi que le rôle des conflits basés sur l’identité dans la vie économique. Il a récemment publié Beyond Control : A Mutual Respect Approach to Protest Crowd-Police Relations (coauteur, avec Shirley Paré). Il travaille actuellement sur un projet de recherche sur la réconciliation par le développement économique en Bosnie-Herzégovine. Il dirige également la production d’un livre sur le mimétisme créatif et la réconciliation, et il participe, avec Jean-François Rioux, à la rédaction d’un manuel d’introduction à la résolution des conflits. Le professeur Redekop détient un doctorat en théologie de l’Université Saint-Paul et de l’Université d’Ottawa, et est membre de la Faculté des études supérieures et postdoctorales de l’Université d’Ottawa.

 

Paul Rigby
Paul Rigby est coordonnateur du programme d’études de conflits à l’Université Saint-Paul. Il enseigne dans les programmes de counselling et de théologie. Il est spécialisé en études augustiniennes et détient un doctorat en théologie de l’Université de Toronto.

 

Jean-François Rioux
Jean-Francois Rioux est professeur agrégé dans le programme d’études de conflits de l’Université Saint-Paul. Ses recherches s’intéressent aux processus de consolidation de la paix, à l’analyse des conflits violents, au désarmement et au contrôle des armements, à l’éthique des interventions armées et à l’histoire de la résolution des conflits. Il détient un doctorat en science politique de l’Université Carleton.

 

 

 

Anna Sheftel
Anna Sheftel se joint à la Faculté des sciences humaines, au programme d’études de conflits, en 2011, où elle enseigne tant au premier cycle qu’aux 2e et 3e cycles. Elle est impliquée dans un projet de recherche qui veut savoir comment les survivants de la Shoah se souviennent de leurs expériences et comment ils les racontent dans des lieux publics, ainsi que le contexte personnel, social et politique de ces témoignages. Sa thèse doctorale, intitulée The Construction of Formal and Informal Historical Narratives of Violence in North-Western Bosnia, World War II Until Present, utilise l’histoire orale et la recherche documentaire pour comprendre comment les Bosniaques négocient leurs souvenirs de la guerre dans les contextes locaux, ethniques et nationaux, tous avec leurs propres politiques. Elle a beaucoup d’expérience de travail sur la méthodologie et l’éthique de l’histoire orale; elle a récemment coanimé un atelier international fondé par le CRSH intitulé Off the Record: Unspoken Negotiations in the Practice of Oral History. Elle a aussi animé de nombreuses formations sur cette méthodologie humaniste, incluant des animateurs socioculturels et l’équipe de recherche du Musée canadien des droits de la personne. Elle a aussi fondé H-Memory, le plus grand réseau de chercheurs travaillant sur des sujets reliés au domaine interdisciplinaire de l’étude de la mémoire. Elle s’intéresse aux manières dont les souvenirs de la violence sont utilisés, politisés, résistés et déstabilisés, et comment les gens ordinaires comprennent leurs expériences, se souviennent et s’organisent après des situations de conflit.

 

Hélène Tessier 
Hélène Tessier, LL L, LL, M, D.E.A. (Grenoble), Ph. D. (Paris), est avocate, psychanalyste et professeure agrégée au programme d’études de conflits. Elle est membre de la Faculté des études supérieures de l’Université d’Ottawa. En tant qu’avocate, elle a dirigé le contentieux de la commission des droits de la personne du Québec. Depuis sa nomination à l’Université Saint-Paul, elle a été professeure invitée à l’École de psychologie de l’Université Paris 5 et chercheuse associée au Laboratoire Psychanalyse, Santé, Travail du Conservatoire national des Arts et Métiers. Elle dirige des recherches sur la subjectivité, l’action morale au travail, la résistance au mal et les conséquences éthiques des choix épistémologiques, dans leur rapport avec les droits de la personne, la justice et le développement démocratique. Elle est l’auteure de plusieurs publications et a donné de nombreuses conférences au Canada et en Europe.

 

Gervais Yamb
Docteur en Philosophie politique et morale de l’Université Nancy 2 (France), Gervais Désiré Yamb a étudié la philosophie à l’Université de Nancy 2 (France), à la Faculté Jésuite de Philosophie St Pierre Canisius (Kinshasa, RDC), la théologie à Hekima College, Jesuit School of Theology (Naïrobi, Kenya), l’anthropologie et la sociologie politique à l’Université Paris VII-Denis Diderot (France) et les sciences économiques à l’Economics School of Louvain (Académie Universitaire Louvain, Belgique). Il a enseigné aux Universités de Douala et Maroua au Cameroun et est, depuis février 2011, chercheur postdoctoral au Centre de recherche sur le conflit de l’Université Saint-Paul. Sa recherche postdoctorale porte sur « les défis actuels de la consolidation de la paix postconflit en Afrique subsaharienne : gouvernance, démocratie et droits humains ». Il est, entre autres, auteur de plusieurs articles dans des revues internationales. Parmi ses publications récentes : « Droits humains et conflit des égalités : penser avec Rancière contre Habermas? » dans Aspects. Revue d’études francophones sur l’État de droit et la démocratie, n° 3, juin 2009, et Droits humains, Démocratie et État de droit chez Rawls, Habermas et Eboussi Boulaga, L’Harmattan, Paris, 2009.

 

Membres associés

Kenneth Bush
Kenneth Bush détient un doctorat de l’université Cornell et est le coordonnateur de recherche de l’International Conflict Research Institute (INCORE), à l’université d’Ulster. Le professeur Bush fut l’un des fondateurs du programme d’études de conflits à l’Université Saint-Paul et a mis en œuvre le développement du Centre de recherche sur le conflit de l’Université Saint-Paul. Il a publié et enseigné dans les domaines suivants : l’évaluation, les méthodologies des études de la paix et des conflits, les approches des conflits et la justice sociale, les conflits ethnicisés, la consolidation de la paix, la sécurité après-guerre froide, la théorie des relations internationales, la gestion des conflits, les migrations forcées, les enfants affectés par la guerre, la politique extérieure et la gouvernance autochtone. Le professeur Bush a travaillé avec diverses organisations politiques, humanitaires et de développement, tant du Nord que du Sud.

 

Christina Clark-Kazak
Christina Clark-Kazak est professeure adjointe d’études internationales et d’affaires publiques et internationales au Collège Glendon de l’université York. Elle détient un doctorat en études du développement de l’université Oxford. Parmi ses domaines de recherche, mentionnons les politiques de développement international, la participation politique des enfants de migrants et des jeunes, l’intégration selon l’âge et le croisement entre la migration et les conflits dans la région des Grands Lacs africains. Pendant dix ans, elle a également œuvré pour le gouvernement canadien, des organisations non gouvernementales et les Nations Unies, comme intervenante en développement et consultante. Christina est présentement présidente de l’Association canadienne pour les études sur les réfugiés et les migrations forcées. Elle contribue à la rédaction d’un manuel sur les études de conflits dirigée par deux autres membres du CRC, Jean-François Rioux et Vern Neufeld Redekop.